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Chers collègues,

Les délais de correction du baccalauréat restent inacceptables. Malgré nos demandes répétées, malgré une pétition qui a recueilli plus de mille signatures, le ministère s’est refusé à tout aménagement raisonnable. Nous entreprendrons l’année prochaine une action plus résolue encore, pour laquelle nous avons besoin de votre soutien.

La réforme du Lycée entre en vigueur à la rentrée prochaine. Elle ne concernera la classe terminale qu’en 2012. Nous pouvons avoir le sentiment d’avoir préservé l’essentiel, puisque nos horaires d’enseignement sont presque intégralement maintenus, que le programme et, officiellement, les épreuves du bac ne changent pas. Ce n’est pourtant qu’un trompe-l’œil :

- Les dédoublements de droit sont supprimés, ce qui touche les séries S et technologiques. Dans tous les cas, cela alourdira le service des professeurs, qui, dans les lycées technologiques, pourront avoir jusqu’à 9 classes et 300 élèves. Dans ces derniers tout particulièrement, cette heure dédoublée est pourtant la condition minimale d'un enseignement adapté aux besoins des élèves et permettant ensuite le travail en classe entière. L’APPEP demande l’annulation de cette mesure et défend le principe d’un dédoublement systématique des deux heures d’enseignement en série technologique.

- La filière L, malgré une volonté affichée de revalorisation, est à terme condamnée par cette réforme : les langues anciennes restent toujours aussi rares, l’enseignement ne se comprend plus que sous forme d’acquisition de compétences, les heures d’enseignement disciplinaire se réduisent. Il ne sera pas difficile, dans quelques années, de constater le désintérêt des élèves pour une filière qu’on aura vidée de toute substance et de décider de sa disparition. L’APPEP demande notamment la garantie d’un véritable enseignement de mathématiques et un nombre d’heures d’enseignement égal à celui des autres séries, qui ne dépende pas de l’ouverture toujours incertaine d’options. Elle demande aussi que les débouchés offerts aux élèves soient élargis.

La réforme des concours dénature l’année de stage : le néo-titulaire aura désormais 13 ou 16h de cours en responsabilité à assurer. Pendant les trois ou quatre périodes de dix jours où il sera en formation, aux 2ème et 3ème trimestres, aucune garantie n’est donnée sur son remplacement. L’APPEP considère que cette entrée dans le métier est détestable et prive nos jeunes collègues du loisir nécessaire à leur formation. Elle soutient les professeurs qui refuseraient la responsabilité d’être tuteurs dans ces conditions.


Pour toutes ces actions, nous avons besoin de votre soutien : il est impossible de penser faire reculer le ministère sans créer un rapport de force. Et le passé prouve que si nous nous retrouvons unis, nous pouvons raisonnablement espérer obtenir gain de cause. Il faut que nous nous fassions entendre. C’est pourquoi nous vous invitons à nous rejoindre.


Pour le bureau de la régionale francilienne de l’APPEP, son président,
Nicolas Franck